entreprise Bonhomme est           spécialisée dans la fabrication           de poutrelles qui serviront de charpente pour les bâtiments agricoles et industriels. Auparavant, les pièces brutes, dont la longueur varie de 3 à 13 m, étaient déchargées dans le parc de l'entreprise, puis rentrées dans un atelier pour être peintes. Elles subissaient les intempéries et les opérateurs avaient des difficultés à les manipuler. La peinture appliquée était également soumise à des variations de température pénalisantes. Les objectifs fixés pour le nouvel atelier tenaient à la fois de l'amélioration de la productivité, de la qualité et des conditions de travail.
Aujourd'hui, la matière première est réceptionnée sous abri à l'aide d'un pont roulant. Déchargement, stockage, cabines de grenaillage, de peinture et produits finis composent un atelier tout en longueur. "L'investissement a dû être doublé pour respecter la chaîne de

fabrication, explique Christophe Bonhomme, mais nous avons choisi de nous projeter à plus long terme". Les chiffres annoncés sont encourageants puisque, après une période d'adaptation des salariés, la productivité a augmenté de 10 % et l'objectif de 30 % semble atteignable.

Le nouveau dispositif de peinture contribue à la réussite du projet, notamment en matière de conditions de travail. La machine de grenaillage installée comporte un séparateur de fines poussières sur le système de recyclage de l'abrasif. Elle est maintenue en dépression afin d'éviter les fuites de poussières. Le débit d'aspiration est de 3000 m3/h et l'air pollué est filtré et rejeté à l'extérieur de l'atelier.
Bien que n'utilisant pas de produits cancérogènes, la société a fait le choix de renforcer la protection des salariés du risque chimique. La pulvérisation de la peinture est automatisée et assurée au défilé par 10 pistolets. Ils sont placés dans une cabine à toit ouvert à ventilation verticale descendante dont le débit d'aspiration correspond à une vitesse d'air moyenne de 0,25 m/s.
Pour le séchage des peintures, un tunnel de désolvatation est placé en sortie. Il est équipé d'un dispositif d'aspiration dont le débit a été fixé à 5000 m3/h. Les pièces de charpente de l'entreprise Bonhomme sont désormais séchées en 8 minutes, grâce à l'infrarouge, contre une journée à l'air libre auparavant.

La cabine de préparation comporte des pompes d'alimentation en peinture des pistolets ainsi qu'un agitateur pneumatique. La peinture, livrée en fûts de 200 litres, ne nécessite pas de manipulation autre que l'ouverture des fûts, la mise en place de l'agitateur pneumatique et des pompes. L'endroit est équipé d'un système de ventilation mécanique assurant une ventilation générale ainsi qu'une ouverture en partie basse pour laisser entrer l'air neuf de compensation. Ce local est également muni d'une cuvette de rétention capable de contenir le volume total du plus grand réservoir, soit un volume de 200 litres.


Christophe Bonhomme

"Le soutien technique de Joël Béraud, les analyses du laboratoire de chimie et l'aide financière de la Cram ont été importants pour la réussite de notre projet. Même si nous en restions maître, nous avons validé tous ensemble le cahier des charges" conclut Christophe Bonhomme.

Des tests à échelle réelle
Joël Béraud Conseil bâtit l'architecture d'une chaîne de peinture à partir d'un cahier des charges établi avec ses clients. Son laboratoire de Loriol-sur-Drôme (26) dispose d'une cabine de 3 mètres de large, capable de contenir des pièces d'un mètre cube environ. Pour les entreprises, le laboratoire présente l'avantage de réaliser des pré-séries sans arrêter leur production. Chaque prototype subit sur place des tests (gravillonnage, corrosion, montage, tenue aux chocs, aux huiles, etc.). La philosophie de Joël Béraud est de rechercher des solutions qui répondent aux impératifs de production, mais aussi qui prémunissent les salariés et l'environnement de nombreuses nuisances : les peintures sont à l'eau pour réduire l'utilisation de solvantset l'émission de COV (Composés Organiques Volatils) à 1,5 % contre 80% généralement, des solutions sont proposées pour diviser les temps de séchage par 10 afin d'économiser l'énergie. L'objectif qu'il se fixe est aussi d'éviter les retouches, les rebuts, les arrêts de production, de maîtriser les quantités de matières premières utilisées (peintures, solvants), ou encore de réduire les temps de nettoyage.


Joël Béraud conseille les entreprises qui utilisent des cabines de peintures et bâtit avec elles leur projet



   Opération de séchage infrarouge
Un atelier de peinture
automisé et sécurisé
L'entreprise Bonhomme, installée à Montélier (26), a créé un nouvel atelier de construction métallique et peinture. Pour réussir l'opération, Christophe Bonhomme, gérant de la société, a associé à sa réflexion un cabinet conseil, dont la spécificité est d'offrir un service sur mesure et de réaliser des tests préalables sur des pièces de grande dimension. Résultat : une ligne complète composée d'une machine de grenaillage, d'une cabine de peinture automatique, de tunnels de désolvatation et de séchage. Soutenu financièrement par la Cram, le projet permet des gains de productivité et diminue grandement les risques pour les salariés.