Danemark
Un cas de tabagisme passif reconnu comme MP
C'est une première. Fin novembre, la Direction danoise des AT-MP (Arbejdsskadestyrelsen) a reconnu le tabagisme passif sur le lieu de travail comme la cause du cancer du poumon développé par une serveuse de restaurant. Les éléments suivants ont été admis et ont motivé sa décision : le tabagisme passif et durable augmente le risque de cancer du poumon ; la serveuse n'a jamais fumé et a été exposée de manière très limité au tabagisme passif à son domicile ; elle a travaillé pendant vingt ans dans des restaurants très enfumés dans lesquels la ventilation était très limitée ; les symptômes se sont révélés dix à vingt ans après l'exposition, ce qui correspond au temps de latence généralement admis. A noter que le Danemark est le pays occidental le plus en retard en matière de lieux publics non fumeurs et que la politique antitabac repose sur des accords facultatifs.
(source ; www.ask.dk)

Manutention

Un petit bijou de préhension

       entreprise A. Raymond revendique l'invention du bouton        pression pour la ganterie. Mais pas seulement. Aujourd'hui équipementier pour l'industrie automobile, l'entreprise produit 1,9 milliards de pièces de fixations métalliques et plastiques par an. La société grenobloise a profité de la réorganisation de son atelier de presses à coulisseaux multiples pour intégrer la problématique de la manutention de ceux-ci. Ces modules d'outillage qui pèsent de 30 à 80 kg, selon les séries produites, doivent être positionnés sur les presses pour pouvoir fabriquer les pièces de fixation aux formes désirées. Ils sont changés au mieux une fois par semaine, au pire deux fois par jour.
Chaque paramétrage des presses imposait jusqu'alors à l'opérateur de saisir le coulisseau adapté, de l'installer au crochet d'un palan pour enfin, à bout de bras, le positionner correctement sur la presse. Pour répondre aux difficultés physiques, aux lombalgies et autres coincements de doigts, " la solution n'était pas facile à trouver, explique Yannick Chapuis du bureau Méthodes Industrialisation, aucun matériel n'existant sur le marché ". Il fallait que les coulisseaux soient transportés de leur lieu de stockage vers les 15 presses de l'atelier, en maintenant impérativement un angle de 20 degrés lors de leur mise en place. " Nous avons tenté d'imaginer des solutions en utilisant un palan, mais la méthode ne répondait pas à nos exigences de précision ", dit Yannick Chapuis. D'autres tentatives ont eu lieu avec un chariot. Sans résultat.
Une analyse précise de la gestuelle des opérateurs et une recherche d'équilibrage des masses à transporter ont été réalisées. Il aura fallu une année entière pour parvenir à un premier prototype. " Nous avons bénéficié de l'expertise d'un mécanicien en fin de carrière. Plus disponible, sensible au problème de préhension des rouleaux ", poursuit Yannick Chapuis. Le principe retenu est celui d'une poutre roulante, d'un équilibreur pneumatique avec retour sensitif au niveau de l'opérateur. Le préhenseur ainsi conçu permet de réaliser la manipulation des coulisseaux sans effort. Il faudra cependant un second prototype pour encore améliorer et simplifier le système. Quand le projet a abouti, un cahier des charges a été soumis à une société clermontoise, spécialisée dans la préhension, pour la conception finale.
Pour compléter le dispositif, des chariots ont été adaptés pour stocker les coulisseaux, en respectant les caractéristiques de chacun et l'angle de 20 degrés requis. Enfin, les opérateurs et une personne de la maintenance ont suivi une formation (avec support vidéo) et disposent d'une habilitation spécifique à l'utilisation du préhenseur.

Pour Joseph Lubrano, outilleur et secrétaire du CHSCT, " le nouveau préhenseur s'inscrit dans un projet global et collectif, soutenu par le CHSCT et la Direction, pour résoudre les problèmes de manutention ". Désormais deux exemplaires de préhenseurs sont disponibles dans l'atelier et chacun dispose d'un rangement spécifique. L'outil ainsi réalisé a reçu un excellent accueil de la part des opérateurs. Il répond en effet à leurs exigences de travail et leur épargne une fatigue inutile.
avec le magazine Europe infos

Le nouvel outil permet une préhension sans effort. Exit le système qui nécessitait pour l'opérateur la manutention des pièces avec un patan.
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