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Irlande
Le stress, principale cause de maladie professionnelle d'ici 2020
La HSA* a lancé une initiative pour lutter contre le stress au travail, lequel serait la principale cause de maladie professionnelle d’ici à 2020 selon l’OMS**. “Work positive” permet, entre autres, d’évaluer les causes connues du stress et aide les employeurs à éliminer, étape par étape, les facteurs de risques dans leur entreprise. Le stress peut altérer les artères coronariennes et une récente étude scandinave montre le lien entre stress lié au travail et les maladies du cœur. (Source : HSA, 26.07.05)
* Health and Safety Authority, Délégation à l’hygiène et à la sécurité
** Organisation Mondiale de la Santé

 

Batiment
Des passerelles plus sûres
pour réaliser des balcons

 

           ans le bâtiment, pas moins de 80 % des accidents du            travail sont dus à la manutention et aux chutes de hauteur. Fort de ce constat, et persuadés que la mise en œuvre des balcons présente un réel danger pour les compagnons, Charles Incardona, technicien méthodes, la société S2M (38) et Jean-Louis Vuillermoz-Biron, technicien conseil à la Cram Rhône-Alpes, ont mis au point un système destiné à assurer une meilleure protection collective lors de la réalisation des balcons, en particulier pour les PME.
L’objectif est de proposer un outil polyvalent dont la mise en œuvre est aisée sur les chantiers. “L’idée est d’améliorer la continuité de la protection périphérique du bâtiment en construction et de concevoir un système simple d’utilisation qui sera apprécié par les compagnons”, dit Jean-Louis Vuillermoz-Biron.
La réflexion a pris en compte l’ensemble des systèmes existants (poutrelles, étais, platelages, palonniers, crochets, etc.), mais aussi le travail des compagnons : il faut une heure par mètre carré, soit une matinée en moyenne à deux compagnons, pour réaliser un balcon. Lors des phases de coffrage, ferraillage et décoffrage, ils manutentionnent manuellement environ 4 tonnes de matériel.
La réalisation de 82 balcons sur 10 chantiers distincts a été étudiée. Cette étude montre que le dispositif proposé répond à 90 % des situations de construction. Ce modèle de
passerelle peut ainsi être utilisé pour des encorbellements compris entre 1,30 et 2,80 mètres.
Des épreuves ont été réalisées : la plate-forme a été testée jusqu’à 9 tonnes (soit 50 % de plus que la charge maximum de 6 tonnes autorisée) et le porte-à-faux jusqu’à 5 tonnes (le maximum autorisé étant de 3,5 tonnes).
Cet outil coffrant, mis en place à la grue, diminue énormément les manutentions manuelles : les compagnons ne manutentionnent plus que 200 kg. Ils peuvent réaliser le mètre carré de balcon en moins de 10 minutes.
“Nous avons conçu un outil industriel qui reprend l’ensemble des idées mises en œuvre dans chaque entreprise, en apportant des réponses à la plupart des vraies situations qui pourraient s’avérer très dangereuses”, dit Charles Incardona.

Effectivement, l’utilisation de ces passerelles supprime les dangers liés aux phases de
coffrage et de décoffrage (chute de hauteur, effondrement).
20 exemplaires sont aujourd’hui utilisés en région grenobloise. Le système devrait logiquement séduire bon nombre de PME du bâtiment.

Avant

Après
Le nouveau système de passerelle de balcon

Santé & sécurité
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