





“Le nouvel outil
permet la manutention des treillis en toute sécurité et ne nécessite
l'intervention que d'une seule personne et non plus de deux comme auparavant".
Georges Cornet
chargé de mission sécurité en
Rhône-Alpes pour Point P
| Quand
un chariot en pince pour les fers à béton |
||
uand
une situation de travail en hauteur
est connue et répétée, elle doit être analysée et des mesures de prévention doivent être prises (décret n°2004-924). C'est ce texte réglementaire qui a déclenché la réflexion menée conjointement par Georges Cornet, chargé de mission sécurité en Rhône-Alpes pour Point P et Daniel Clément, technicien conseil à la Cram Rhône-Alpes. L'opération de chargement et de déchargement des fers à béton et des treillis soudés sur les camions concerne chaque année 2 000 personnes sur l'ensemble du Groupe Point P. Cela représente pas moins de 450 000 manutentions. Pour les manutentionnaires du magasin Point P de La Ravoire (73), "La solution trouvée jusqu'alors, explique Georges Cornet, consistait, à la réception de la marchandise, à monter sur le camion (ndlr : à environ 4 mètres de haut), à marcher sur des caillebotis positionnés de manière à ne pas passer le pied à travers les mailles, pour accrocher la charge à un palonnier installé aux fourches d'un chariot automoteur". Il fallait être deux pour réaliser cette opération et la manœuvre demeurait périlleuse. Aucun fabricant n'a pu apporter de solution. Il fallait inventer, avec une constante dans la réflexion : utiliser le chariot automoteur, présent sur tous les |
points de vente et facile à
manœuvrer même si les surfaces de travail sont peu importantes. La solution qui consistait à pourvoir le palonnier existant d'un garde-corps est très vite abandonnée puisqu'il est strictement interdit de soulever une personne à l'aide d'un chariot."L'ambition, explique Daniel Clément, était, dans la mesure du possible, de réaliser l'opération depuis le sol et d'exposer un minimum de personnes au risque". L'idée de créer des pinces pouvant être fixées à un chariot, s'adapter aux différentes tailles de fardeaux de treillis et être actionnées grâce au circuit hydraulique de l'engin semble la plus recevable. C'est elle qui est proposée à la Direction du Groupe puis soumise à la Chaudronnerie Sallettaz de Grésy-sur-Isère pour la réalisation d'un prototype. A l'heure actuelle, 2 prototypes ont été éprouvés. A terme, un témoin de couleur signalera au conducteur du chariot si les pinces sont ouvertes ou fermées sur la charge à manutentionner. Le dispositif diminue les risques de chute de hauteur, de coupure mais permet aussi de gagner en productivité. Il devrait séduire également les fabricants de fers à béton lors du chargement de leurs camions, selon le même principe ou légèrement modifié pour être utilisé avec une grue. |
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