| ifférents
regroupements de sociétés ont jalonné l'histoire
de l'entreprise savoyarde. Avec le temps, sans jamais perdre de
vue la production, la gestion évolue et s'intéresse
peu à peu à la question de la sécurité.
Les mécanismes de la cotisation AT-MP sont
examinés, un état des lieux est réalisé
pour faire un point sur la sécurité et les conditions
de travail. Des photos sont prises dans les ateliers.
Rapidement, "l'œil s'exerce et permet de mieux
cerner la problématique sécurité",
se souvient Bernadette Dufranc, responsable des ressources
humaines.
Pour conforter la démarche initiée, elle choisit
de suivre une formation sur l'animation de la prévention
(voir encadré). Un membre du CHSCT est également
convié à suivre une formation sur l'analyse des risques
liés aux manutentions manuelles.
L'évaluation
des risques
pour point de départ
Un plan d'actions se dessine, il est réalisé avec
l'appui de la Cram Rhône-Alpes. "A ce stade,
il s'agit d'échanger, d'expliquer et de proposer des choix
aux entreprises", souligne Didier Bonnet, technicien
conseil. Dans le même temps, laquestion de l'évaluation
des risques apparaît. Elle est souhaitée
approfondie et pas simplement conforme aux exigences
réglementaires. L'exercice est réalisé
en s'appuyant sur une grille d'évaluation développée
spécifiquement pour les PME de la Haute-Savoie.
Elle sera utilisée d'une
part pour identifier les accidents "possibles"
sur chacun des secteurs, d'autre part pour déterminer
et mettre en œuvre des plans d'actions sécurité.
En 3 mois, une dizaine d'ateliers est analysée. Des points
sont faits avec la Cram Rhône-Alpes régulièrement.
On parlera de gestion des flux de production, de manutentions
manuelles, etc.
Le personnel est alors réceptif à l'idée
que l'on s'intéresse aux conditions de travail. |
Des opérateurs
sont interviewés et expriment leurs difficultés
ou les contraintes rencontrées. Que faire quand le palletier
dynamique se bloque avec une charge à 5 mètres
du sol ? Est-il envisageable de toujours grimper aussi haut,
de donner le coup de marteau salvateur et de redescendre ? La
solution a été de s'intéresser à
la maintenance de l'engin, de comprendre pourquoi des blocages
sont possibles, on a observé l'état de charge
subi en permanence et finalement les flux de marchandises. "La
première approche qui concernait exclusivement la sécurité
nous a permis d'améliorer aussi l'organisation",
se souvient à ce sujet Bernadette Dufranc.
Une
démarche sécurité qui devient pérenne
Désormais, les allées ne sont plus glissantes
ou huileuses, des zones piétonnes ont été
définies et repérées par un marquage caractéristique,
une machine a été achetée pour entretenir
les sols… Et les chiffres s'améliorent ! 640 jours
d'arrêt en 2004 contre 34 en 2006.
Pour poursuivre en si bon chemin, des audits sécurité
sont initiés. Une grille est établie, des thématiques
sont repérées, listées et ce sont les membres
du CHSCT ou les salariés SST (Sauveteurs Secouristes
du Travail) qui rencontrent chaque
|