Canicule et risques au travail
Préconisations de la Cram Rhône-Alpes et de la DRTEFP Rhône-Alpes

        ur les lieux de travail, l'exposition à de fortes         chaleurs peut entraîner une altération         importante des performances mentales et physiques des  salariés, liée en particulier à la déshydratation.
Ces épisodes de chaleur intense étant de plus en plus fréquents depuis quelques années, les entreprises doivent dorénavant prévoir leur survenue et prendre en compte ce risque susceptible de sera jouter aux risques professionnels habituels.
Il doit être inscrit   dans le document unique d'évaluation des risques,  entraînant la mise en œuvre des mesures permettant d'en limiter les conséquences sur la santé.

Enfin le coup de chaleur, avec une température du corps supérieure à 40°, une peau sèche et chaude, un pouls rapide et une perte de conscience, constitue une urgence vitale, imposant de faire appel au SAMU.

La prévention doit comporter des mesures d'organisation du travail, d'information et de formation. En fonction des données de la météorologie :

  informer les salariés des risques liés à la chaleur et des mesures de premiers secours

  limiter autant que possible le travail physique et reporter les tâches lourdes

La déshydratation étant la cause principale des    perturbations de l'organisme, il est indispensable de prévoir un accès à l'eau potable facile pour tous les salariés. Cette obligation générale édictée à l'article  R 232-3 du code du travail prend tout son sens en période de fortes chaleurs.
Les populations les plus fragiles sont les femmes   enceintes, les salariés âgés de plus de 55 ans, les salariés souffrant de pathologies telles que le diabète,les maladies cardiovasculaires...
La prise de certains médicaments et la consommation   d'alcool augmentent les risques, de même que le port  de vêtements ou d'équipements de protection individuelle non adaptés à la chaleur.
Les signes d'alerte précoces sont l'apparition de crampes musculaires, la maladresse, la perte de concentration, entraînant une augmentation des risques d'accident de travail.


Dépliant ED 931

  augmenter la durée et/ou le nombre de pauses

aménager les horaires de travail afin de bénéficier au mieux des heures les moins chaudes de la journée

éviter le travail isolé

prévoir des aires de repos climatisées ou aménager des zones d'ombre

prévoir des adaptations techniques permettant de limiter les effets de la chaleur (ventilateurs, brumisateurs, stores...)

En conclusion, lors d'épisodes de fortes chaleurs, les facteurs de risque individuels viennent s'ajouter aux facteurs liés au poste de travail. Employeurs, salariés et médecins du travail doivent ensemble décider des mesures de prévention adaptées à l'entreprise afin d'éviter les conséquences sanitaires de la canicule.


D
ossier canicule sur le site du ministère de la santé : sante.gouv.fr comprenant les recommandations pour les travailleurs
Dossier "Ambiances thermiques : travail en période de fortes chaleurs"
accessible sur le site inrs.fr
Illustration : ED 931 dépliant disponible à la Cram
au 04 72 91 97 92 et par fax au 04 72 91 98 55
Si l'exposition à la chaleur persiste, des signes d'épuisement surviennent : forte transpiration, faiblesse, froideur et pâleur de la peau, pouls faible.
crescendo n° 19  Juillet 2007