Accident mortel lors d'une opération
de chargement

à l'aide d'un chariot élévateur

Un accident mortel provoqué par la chute d'un châssis d'un poids supérieur à 1 tonne s'est produit lors d'une opération de chargement d'un camion, au sein d'une entreprise de mécanique de Rhône-Alpes, employant près de 200 salariés et appartenant à un grand groupe industriel. Un ingénieur conseil de la Cram Rhône-Alpes a participé à l'analyse de cet accident. Il a accompagné l'entreprise dans la mise en place de mesures de prévention nécessaires pour éviter qu'un accident similaire ne se produise à nouveau. Récit.

        écembre 2005, en fin d'après-         midi, un semi-remorque d'un         transporteur extérieur arrive dans l'entreprise pour enlever et livrer chez un client, un châssis porteur d'un ensemble hétérogène de pièces mécaniques. Ce châssis d'un poids total de 1120 kg est fixé au moyen de tire-fonds sur un plateau spécifique de dimensions 2,50 x 0,70 m.

Après plusieurs tentatives infructueuses de chargement du châssis à quai par l'arrière du camion, à l'aide d'un transpalette électrique, il est décidé de tenter un chargement à l'aide d'un chariot élévateur, sur la zone extérieure d'expédition.

Le chariot élévateur est piloté par un cariste intérimaire qualifié, qui a commencé sa mission au sein de l'entreprise le matin même.

De manière à pouvoir présenter la charge à l'arrière du camion dans le sens longitudinal, le châssis est déposé sur un ensemble de deux palettes et le chariot est équipé de ses fourches prolongatrices avec un écartement réduit.


Chassis porteur d'un ensemble de pièces mécaniques : 1 120 kg



Alors que le cariste procède au chargement du châssis, guidé dans ses manœuvres par le responsable du magasin, se produit brusquement un déséquilibre du châssis qui penche et chute . Le responsable du magasin, âgé de 48 ans et salarié de l'entreprise depuis 30 ans, est écrasé par la charge et succombe instantanément à ses blessures.

Mise en place de mesures de prévention
Profondément traumatisée par ce décès, l'entreprise décide de tout mettre en oeuvre, tant au niveau du site qu'au niveau du groupe pour comprendre les origines de l'accident : réunions du CHSCT où sont présents l'ingénieur conseil de la Cram et le médecin du travail, audition des témoins, sollicitation de l'ensemble des acteurs impliqués, recours à un psychothérapeute, simulations et reconstitution de l'accident
crescendo n° 19  Juillet 2007