La nouvelle campagne de communication sur le Compte professionnel de prévention
Lancée le 2 mars, cette campagne vise à mieux faire connaître ce dispositif aux salariés concernés pour faire valoir leurs droits.
Qu’est-ce que le Compte professionnel de prévention ?
Le Compte professionnel de prévention (C2P) est un dispositif conçu pour réduire les effets de l’exposition à certains risques professionnels sur la santé des salariés.
Il permet aux salariés exposés à certains facteurs de risques dans le cadre de leur activité professionnelle au sein d’une entreprise, d’acquérir des points, en fonction du nombre de trimestres d’exposition.
Ces points leur permettent ensuite :
- de financer une formation professionnelle pour accéder à un emploi moins ou non exposé à ces risques ;
- de financer une reconversion professionnelle ;
- de réduire leur temps de travail en maintenant leur salaire ;
- de partir plus tôt à la retraite (jusqu’à 2 ans avant l’âge légal).
Les salariés concernés peuvent consulter à tout moment le nombre de points acquis et le récapitulatif de leurs demandes d’utilisation de points sur leur espace personnel C2P.
Qui est concerné par le Compte professionnel de prévention ?
Le C2P concerne :
- les salariés du secteur privé relevant du régime général de la Sécurité sociale ou de la MSA (Mutualité sociale agricole) ;
- les agents sous contrat de droit privé travaillant pour l’Etat, une collectivité ou un établissement public.
Pour être éligible au C2P, il faut remplir plusieurs conditions :
- avoir un contrat de travail d’une durée d’au moins 1 mois, quelle que soit la nature du contrat (CDI, CDD, intérim ou apprentissage) ;
- être exposé à un ou plusieurs des facteurs de risques concernés par le C2P au-delà des seuils en vigueur.
Quels sont les facteurs de risques du C2P ?
Le C2P prend en compte l’exposition à 6 facteurs de risques professionnels, c’est-à-dire des conditions de travail pouvant affecter la santé des salariés.
Les 6 facteurs de risques sont :
- le travail de nuit ;
- le travail en équipes successives alternantes ;
- le travail répétitif ;
- le bruit ;
- les températures extrêmes (environnements très chauds ou très froids) ;
- les activités exercées en milieu hyperbare (hautes pressions, comme en plongée ou dans certains travaux souterrains).
Pour que l’exposition à un facteur de risque puisse être prise en compte dans le C2P, elle doit dépasser un seuil défini par la réglementation.
